La seule saline du Morbihan en activité,vous permettra de découvrir un site unique en harmonie avec la nature. Au fil des jours,c'est ainsi cent sept espèces d'oiseaux qui la fréquentent ainsi qu'une multitude d'autres êtres à poils ou à feuilles…
Alors que nous pensions être épargné par la froidure hivernale,celle ci à fait une apparition remarquée!
Les travaux d’hiver pour le paludier et la paludière sont un peu au ralenti : un peu d’entretient et de mise en sac
Le marais semble endormi ,mais ici ou là quelques oiseaux hivernants égayent notre marais et nous émerveillent par leurs facultés à résister au gel.
les bécassines et les sarcelles vont attendre l’après midi pour s’alimenter ,lorsque le soleil aura fait fondre la glace en bordure des digues , ce sera le même manège pour les chevaliers aboyeurs et arlequins .
sarcelle d’hiver mâle et femelle ( à droite ) fouillant la vase en quête de graines de salicorne
Quelques canards colvert, déjà appariés et magnifiquement parés nous préviennent de leur présence par des cancanements bruyants ; les tadornes eux aussi peu discrets mettent des jalons auditifs à leur territoire.
En février les bernaches cravant se résignent à chercher leur pitance herbacée à l’intérieur des marais et notamment sur les vasières ou les ulves ( laitues de mer ) à défaut de zoostères feront leur régal.
Et enfin parce qu’il n’y a pas que des oiseaux d’eau sur la saline , admirons quelques passereaux communs mais si essentiels au bonheur du paludier et de sa paludière :
Après un mois de travail intensif, le fossé qui ceinture la grande vasière a été intégralement curé.
800 m de chenal de 3 m de large et 25 cm d’épaisseur, nous vous laissons le soin de calculer le volume ainsi jeté sur les digues avec une simple petite pelle…
Durant cet indispensable labeur, des oiseaux sont arrivés pour hiverner ou pour profiter de la richesse en poissons.
Le martin pêcheur et sa belle,
Les grèbes castagneux, ( + de 25 dans la deuxième vasière)
Le cormoran, amateur d’anguilles, se propulsant tel un sous-marin.
Le râle d’eau, au cri similaire à celui d’un porcelet.
Les bécassines, au chant de « baiser humide »…
Et alors que la tempête fait rage dans notre région, les vives eaux nous permettent de remplir la vasière ainsi nettoyée et préparée pour la saison prochaine !
Un repos durant deux mois pour la petite famille du paludier, et nous voilà de retour sur la saline et les alentours…
Olivier cure donc la vasière, comme nous l’indiquons dans le titre de cet article.
En effet, la vasière est bombée et entourée d’un chenal qu’on appelle la raie, qui permet aux dépôts de vase de ne pas s’accumuler au centre du bassin, mais de « glisser » sur les bords…
Le but ? Eviter que la vasière ne se remplisse de vase au fur et à mesure des années et ne devienne un pré…
Mais pour cela donc, il faut vider le chenal bordant ce bassin régulièrement, soit une fois tous les deux ans, ce que fait Olivier cette année. Un travail long et difficile, qui, sur Guérande, est réalisé par une quinzaine de paludiers en quelques semaines… Ici, Olivier le fait seul à la main( ou plutôt à la pelle…) ce qui fait que cela lui prend environ deux mois…
Pendant ce temps, Audrey a du travail, puisque notre projet de Jardin de plantes anciennes aromatique et potager de variétés oubliées peut enfin aboutir : nous avons trouvé un terrain à deux pas de la saline, sur lequel le travail de la terre a déjà commencé et n’est pas prêt de s’achever…
Audrey, passionnée du jardinage « au naturel », se fera une joie de faire visiter son jardin d’odeurs et de saveurs dès le printemps venu. Et dès l’été 2012, vous pourrez déguster notre sel aux herbes « Embruns d’Arômes »
40 mm de pluie sont tombés quelques jours après la première récolte, aux environs du 8 juin.
Olivier a pris son courage à deux mains pour vider à grands seaux le marais.
Il en a enlevé exactement 2742 à la force des bras, et du dos.
Mais pourquoi tant d’efforts ? Me direz-vous ?
L’eau douce tombée dans les bassins réduit le taux de salinité de l’eau.
Si nous laissons le soleil et le vent faire leur travail d’évaporation, il faudra attendre environ 15 à 20 jours de temps idéal, pour pouvoir à nouveau espérer récolter.
Si nous accélérons le travail en ôtant le surplus d’eau douce, le temps nécessaire à l’évaporation s’en trouve donc réduit !
Ce qui, vous l’aurez compris, nous a permis de recommencer la récolte seulement cinq jours après que 40mm de pluie soient tombés ! Les conditions climatiques ayant été plus que favorables à l’évaporation.
Et voilà le travail !!
Ainsi, nous produisons du sel depuis déjà une vingtaine de jours !
La récolte de sel 2009 s’achève avec les pluies de septembre.
Ce n’est pas l’abondance mais cette moisson devrait nous suffire pour attendre la suivante.
C’est un moment particulier où le paludier s’attarde à une douce mélancolie aidée par la chaude lumière de fin d’été et le rougeoiement des plantes halophiles…
Parmi les visiteurs à plumes de septembre, un petit passereau rigolo et toujours en mouvement fouille les prairies rases des talus à la recherche d’insectes.
Au printemps, celui ci aime nicher dans les terriers de lapins et comme la saline en est dépourvue ( pas de lapins !), il n’y séjourne que lors de ses migrations.
Ce petit oiseau, à ne pas confondre avec le Tarier Pâtre, est le Traquet Motteux.
La rentrée des classes nous a gratifié de trois jours de pluie cumulant 16mm interrompant la récolte.
Ce n’est qu’aujourd’hui, grâce au retour du temps estival que le sel a réapparu, et nous ne serions pas contre que cela dure !…
Durant cette période d’attente et de contemplation, de nombreux oiseaux migrateurs survolent la saline (canards, limicoles,…) mais il y en a un qui impressionne particulièrement, d’autant plus qu’il nous a frôlés, c’est l’Aigle pêcheur, ou le Balbuzard fluviatile.
On peut dire cela comme ça, le beau temps est avec nous depuis plusieurs jours et ce n’est pas pour nous déplaire !
Si nous ne pouvons alimenter le blog plus fréquemment, c’est parce que nous sommes en ce moment très occupés.
En effet, il faut mettre le sel en sac pour les marchés que nous faisons trois fois par semaine, nous récoltons la fleur de sel l’après midi, le gros sel en soirée.(depuis le 13aout la récolte a doucement repris)
Sans parler du temps à faire les réglages d’eau, l’entretien courant, le temps passé avec les visiteurs nombreux…
Pour les adeptes des lieux, une bonne nouvelle, le Martin pêcheur est arrivé !
Il vous faudra un peu d’entrainement pour capter son vol rapide, frôlant la surface de l’eau en poussant son cri sifflant.
Mais lors de son passage comme un éclair, vous pourrez admirer son plumage magnifiquement coloré.
apres les 26 mm de pluie et le vent tres faible ,il a fallut plus d’une semaine pour que suffisamment de sel apparaisse dans les oeillets et soit récolté.
cette année ne nous laissera pas un souvenir impérrissable en ce qui concerne la production ! l’hygrométrie trop élevée (voir des pluies ) et des jours sans vent ou sans soleil ;ça n’arrange pas nos affaires !!
enfin aujourd’hui jeudi une petite récolte de gros sel a été réalisée et qui sait nous allons peut etre récolter dorénavant tous les jours jusqu’en octobre !
autre sujet et belle surprise (comme tout les ans néanmoins ) les grêbes castagneux ont fait leur retour dans la saline.
le goeland cendré également se pose sur les ponts des oeillets en compagnie des bécasseaux variables et maubêches (à marée haute).
des guifettes noires ( deux ) en plumage d’eclipse comme souvent à cette époque se partagent les emplacements avec les rares sternes encore présentes.